beourchange #4 : Charles Berger (ISC Paris), le changement et la méthode


Director of Corporate and International Developments et Director of MBA de l’ISC Paris, Charles Berger évoque les prérequis pour initier un changement. Une démarche qui n’a rien d’improvisée et qui se fonde avant tout sur une véritable méthode…

Charles Berger

Agilité, et compétences, les deux axes du changement

S’entretenir avec Charles Berger, c’est partir à la rencontre d’une carrière professionnelle aussi riche que diverse, du conseil (Mc Kinsey) à l’industrie pharmaceutique (GlaxoWellcome) en passant les biotechnologies (Watchfrog) et par l’enseignement supérieur. Un parcours qui l’amène à formuler un constat : “l’environnement change, les attentes des consommateurs également”. Dès lors, les organisations n’ont d’autres choix que de s’adapter, en faisant preuve d’agilité. L’agilité, ce n’est pas un vain mot, c’est cette capacité à répondre à des demandes qui évoluent, c’est devenir une sorte de couteau suisse, capable d’anticiper, de réagir vite. Mais “attention, rapidité ne signifie pas précipitation. Il faut de la méthode pour cela”, précise-t-il.

“Rapidité ne signifie pas précipitation. Il faut de la méthode pour évoluer”

Travailler en mode projet, repenser son modèle économique, autant d’évolutions qui nécessitent des compétences précises. C’est l’un des termes qui revient fréquemment dans la bouche de Charles : pour évoluer, il convient de définir son besoin, ses objectifs à court et long-terme et les compétences à mobiliser, en interne, ou en externe. Soit : des recrutements parfois, des réorganisations, des promotions, des évolutions dans les pratiques de management. Autrement dit, le changement n’est pas anodin, il entraîne nécessairement des impacts chez celui qui l’initie. Bien le vivre, c’est peut-être avant tout accepter la nécessité de ce changement.

Prévoir le changement, c'est d'abord l'accepter

“Les organisations ont une histoire. Changer implique une perte partielle de contrôle, la nouveauté peut s’avérer anxiogène”. Statuts administratifs à faire évoluer, ancrage géographique à déplacer, remise en cause du leg historique d’une fondatrice ou d’un fondateur, nouvelles répartitions des périmètres de management, remise en cause de chaînes de décisions, etc. Autant de repères déplacés qui peuvent donner l’impression de sauter à pied joint dans le vide. Cela implique dès lors une bonne dose d’acceptation, de confiance et donc de méthode.

Et si le milieu de l’enseignement supérieur représentait un écrin idéal pour envisager le changement ? En plein confinement, l’ISC Paris dévoilait sa nouvelle plateforme de marque, BE OUR CHANGE, une invitation au changement dont l’établissement n’envisageait pas qu’elle trouverait un tel écho dans l’actualité du printemps 2020. Charles semble de cet avis : “les écoles comme la nôtre sont peuplées de gens qui, de par leurs missions quotidiennes, n’ont d’autre choix que de questionner, de prendre pleinement conscience du monde qui nous entoure, car nos étudiants sont en demande”.

“Chaque organisation a une histoire qui lui est propre”

Une nouvelle génération, moteur du changement

Et si ces étudiants, ces professionnels de demain, initiaient le changement ? Une génération qui questionne notamment nos modes de consommation ou encore l’imbrication entre vie privée et vie professionnelle. “Être serein dans son travail passe par un bien-être dans sa vie personnelle ! C’est d’ailleurs un champ de réflexion à creuser, il reste beaucoup à penser et à faire dans ce domaine”, éclaire Charles.

Une façon d’expliquer qu’un changement, c’est aussi une boîte de Pandore riche d’idées, d’initiatives, de modèles économiques qui apparaissent, mais aussi de solutions. Depuis la location de voitures jusqu’aux plateformes de streaming musical comme Deezer ou Spotify, autant de solutions conçues en réponse à des besoins nouveaux. Le regard que porte Charles sur ces jeunes générations est d’ailleurs riche de sens. Nulle trace de crainte d’être perdu ou dépassé. Au contraire, une opportunité, une chance. Celle d’être toujours agréablement surpris par notre propre capacité d’innovation…

Charles Berger

3 références pour penser le changement

Un livre, un film

Le Monde selon Garp, de John Irving, en raison du procédé narratif innovant.

Une personne, une organisation

Pasteur

Un mot, une expression

“S’adapter, c’est vaincre”

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